lundi 7 février 2011

Enseignement du Français Langue Etrangère

Mardi 8 février 2011 - Parlement de la Communuaté française - Commission éducation

Pour accéder au compte-rendu du débat :
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Interpellation destinée à la Ministre Simonet
Il n’est plus à rappeler combien la maîtrise du français est essentielle étant donné qu’elle constitue une clé indispensable pour accéder aux autres apprentissages et à la compréhension de la société. On le voit, la connaissance de la langue française est un facteur essentiel de réussite dans notre société et un facteur puissant d’accrochage scolaire. De nombreuses études ont d’ailleurs démontré qu’une des causes d’échec est le manque de connaissance de la langue d’enseignement.
L’enseignement du Français Langue Etrangère est spécifique et requiert des méthodes pédagogiques adaptées. Je rejoins d’ailleurs assez bien les analyses et propositions avancées à cet égard par le Ciré dans son mémorandum pour les élections régionales et communautaires. Le Ciré part des constats suivants : Scolarisation plus élevée des nouveaux migrants, absence de politique coordonnée, grande variété des opérateurs, absence de contrôle pédagogique des opérateurs associatif - pour proposer de reconnaitre la spécificité du FLE. Selon le Ciré, « Il est essentiel que les pouvoirs publics reconnaissent clairement la spécificité du FLE par rapport à l’alphabétisation. En effet, la confusion existe fréquemment entre alphabétisation et français langue étrangère et est source de certains malentendus. L’alphabétisation s’adresse à des personnes qui ne sont pas ou peu scolarisées dans leur langue « maternelle », c’est à dire qui n’ont pas dépassé l’équivalent du niveau de 6e primaire (certificat d’étude de base). Le FLE, par contre, est défini comme étant l’apprentissage de la langue française par des adultes scolarisés (à des degrés divers) dans leur langue d’origine. Cette distinction est importante dans la mesure où les méthodes pédagogiques utilisées pour enseigner le français vont se révéler fort différentes selon que l’on soit avec un public scolarisé ou avec des personnes pas ou très peu scolarisées. » Le Ciré élabore d’autres propositions dont la réalisation d’un état des lieux du FLE bruxellois, un cadre de référence commun, l’instauration d’un cahier de charges FLE, l’extension du système de la validation des compétences au FLE,…
J’interrogerai la Ministre pour voir si l’on dispose d’un « état des lieux » en la matière et connaître les avancées réalisées dans ce domaine et lui poserai une série de questions : Quels sont les outils que vous avez mis en place dans les écoles en faveur de l’apprentissage spécifique du FLE pour les élèves qui ne maîtrisent pas ou peu le français ? Combien d’écoles bénéficient de cours de FLE ? Qui dispense ces cours ? S’agissait-il d’enseignants spécialement formés au FLE ou d’enseignants ayant suivis un module de formation dans le cadre de la formation en cours de carrière ? Qu’en est-il de la production d’outils pédagogiques, des logiciels et des manuels ? Pouvez-vous me dresser un bilan, une évaluation des outils et dispositifs mis en place dans ce domaine ?
Au niveau de la formation continuée des enseignants, existe-t-il des modules spécifiques concernant le FLE ? Le cas échéant, est-ce qu’ils rencontrent un grand succès ? Combien de participants ont suivi celle-ci ? Quel bilan tirer de ces modules ? ...