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La problématique des mariages forcés est un sujet délicat et encore tabou. Peu de statistiques, peu de plaintes et pourtant, cette problématique constitue une réalité inquiétante en Belgique, même si l’ampleur de ce phénomène est difficile à évaluer. Pour preuve, l’actualité de l’été a une nouvelle fois fait ressurgir la problématique des mariages forcés en Belgique par la mort tragique d’une jeune belge d’origine indienne, retrouvée pendue parce qu’elle refusait le mariage auquel son beau-père voulait la contraindre en Inde. Pourtant, si la Belgique ne dispose pas de données statistiques qui attestent de la réalité des mariages forcés, des études universitaires témoignent de la réalité de cette pratique.
Afin de lutter contre ce fléau, la Belgique s’est dotée d’une législation incriminant spécifiquement le mariage forcé. Elle est ainsi devenue, après la Norvège, le deuxième pays membre du Conseil de l’Europe à incorporer spécifiquement une telle incrimination.
Par ailleurs, diverses initiatives ont déjà vu le jour autour de la question des mariages forcés et des mariages arrangés telle que la création du réseau Mariage et Migration, etc…Pourtant, face à cette situation, force est de constater que les victimes, les témoins, les professeurs, les proches, et les associations restent bien souvent démunis, particulièrement en situation d’urgence, compte tenu de l’insuffisance de structure spécifiques de prévention, d’accueil, d’accompagnement, d’hébergement et de protection.
J'ai donc interrogé les ministres responsables au niveau de la Communauté française, pendant que ma collègue Fatoumata Sidibé porte ce dossier au niveau du parlement bruxellois (Cocof).
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